
Samuel tout de suite en voyant la photo : “ Des bougies ! Papa il a 3 ans et demi.” En vrai, hier, il a eu 23 ans et demi de plus.
Et comme ses parents étaient présents avec nous ce week-end, nous l’avons fêter ensemble. ![]()


by Mar'fam
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Samuel tout de suite en voyant la photo : “ Des bougies ! Papa il a 3 ans et demi.” En vrai, hier, il a eu 23 ans et demi de plus.
Et comme ses parents étaient présents avec nous ce week-end, nous l’avons fêter ensemble. ![]()


L’an passé, je m’étais lancé comme défi de gravir le Col de l’Iseran depuis Modane. Et j’avais réussi… Il y a quelques semaines, mes roues m’ont fait savoir qu’elles retourneraient bien “tâter le bitume” à la montagne. Ayant un “pied à terre” bon marché à St Jean de Maurienne, l’itinéraire sportif était tout trouvé : Les cols du Télégraphe et du Galibier !
Mais avant de détailler la “balade”, commençons par LA photo, prise à 1,5 km du sommet :

A présent pour les plus courageux, un peu de lecture…
Je pars le lundi matin, en TER depuis Paris pour rejoindre St Jean de Maurienne. Pourquoi en TER ? Parce qu’en TGV, j’aurais dû séparer cadre, roues et pédales et fourrer le tout dans une housse. L’espace étant déjà restreint pour une vulgaire valise, un vélo en kit aurait été trop encombrant. Sans parler du risque important de détérioration !
Arrivé à destination, j’ai droit à une visite guidée de la ville en mini-autobus, à un repas de champions (des pâtes…), à une bonne petite soirée et… à une petite nuit, le réveil sonnant à 6h…
A 7h, je suis fin prêt, et m’élance dans la fraicheur alpine. Il fait 8°C. Plus tard, ça descendra à 6… Je parcours les 13 km qui séparent Saint Jean de Saint Michel de Maurienne. Je gère l’effort, car même si ça roule plutôt bien, il faut garder un maximum d’énergie pour plus tard 😉 …
“Plus tard”, c’est maintenant. Après une pause pipi et un premier ravitaillement, les hostilités commencent : la grimpette du Col du Télégraphe. 12 km à 7,3% de moyenne. Mon organisme est bien préparé, et l’ascension se déroule bien. Au bout d’une cinquantaine de minutes, je suis en haut du premier obstacle, et me délecte de la petite descente vers Valloire. Tout en gardant à l’esprit que chaque mètre descendu devra être remonté 🙁 …
A Valloire, il fait froid, et il n’y a personne en ce mardi matin… Second ravitaillement, et c’est reparti pour l’ascension finale : les 17 km du Col du Galibier !
Mais à 9 km du sommet, je dois déjà m’arrêter. Mes jambes me rappellent qu’elles viennent de franchir le télégraphe et réclament du carburant. Je les satisfais en ingurgitant un gel concentré. J’en profite aussi pour me déshabiller un peu. En levant les yeux, je vois les lacets qui serpentent, et qui montent hauts, très haut… Je repars, mais je stoppe à nouveau 3 km plus loin. Une barre de céréale, et je relance… pour 1,5 km ! Histoire de contenter ma seconde jambe, je prends un second gel. Mais mon moral tombe bien bas. Je me mets à douter… Mes jambes me brûlent et ne veulent plus tourner… Dans un dernier effort, je repars. Mon corps me fait alors comprendre qu’il n’est pas d’accord du tout, et je ressens une double crampe à la cuisse droite : dessus et dessous ! Je m’arrête encore, pour marcher et détendre ces foutus muscles. Il reste 3,5 km. La crise passée, je repars une nouvelle fois…
Mais cette fois, les gels font leurs effets, et, bien que souffrant comme un galérien, je roule ! Le sommet, qui me domine depuis un certain temps déjà, semble toujours inaccessible. Sa hauteur comparée à la distance restante laisse présager de la raideur de la rampe… A 1,5 km, au détour d’un virage, surprise, un photographe professionnel immortalise l’exploit des cyclistes (d’où la photo 😉 ). Bien que relativement “frais” sur le cliché, j’entre dans un état second. Mes nerfs deviennent incontrôlables, mon visage se crispe, et des larmes s’échappent sans que je ne puisse les retenir. En fait, je ne sens plus la douleur, mon esprit et mon corps semblent se séparer. C’est donc ça, le “dépassement de soi” ?
Le sommet est là, à 500m, et il semble enfin se résigner à être vaincu. Vers 11h40, la route redevient plane, je suis en haut !
Je m’y attarde une dizaine de minutes, puis m’équipe pour redescendre. La suite est moins fatigante, mais plus rapide. Je croise de nombreux autres cyclistes qui en bavent.
Arrivé à Valloire, et après un petit sandwich, je remonte le Col du Télégraphe. Ce n’est pas très raide, et je grimpe assez facilement. Puis j’entame la dernière descente, longue et… dangereuse (dédicace à Beloki) 🙁 . Enfin, je retrouve “le plancher des vaches” à Saint Michel. Pour finir en beauté, je dois affronter un vent à 40 km/h sur les 13 derniers kilomètres. Mes jambes me brûlent terriblement, mais il faut bien rentrer…
La journée se termine par une sortie à la pizzeria et une victoire des bleus. Sauf que personne n’a parlé de moi dans les journaux…
Le lendemain, le train part à 8h10. C’est un peu comme à l’aller, mais avec un petit bonheur en plus…
Merci Julie pour ces 3 jours 😉 !

A 16h23, hier, Papa passait à Combs en train, sur voie rapide. Nous sommes donc allés lui faire coucou.

En attendant le train…
Puis, le train est arrivé très vite puisqu’il était direct entre Melun et Paris, alors j’ai pris mes deux Cocos dans les bras, et on a tous fait signe à Papa. Nathanaël criait “Coucou” dans mes oreilles en agitant la main, et Samuel m’a dit comment le train avait sifflé. 😉
Petit gouter sur le banc à côté du pont puis retour chez nous comme on est venu, c’est à dire en tricycle :




Merci Ludivine !

Après la marche jusqu’au Refuge d’Avérole, c’est jour de repos pour les enfants et moi. Pendant ce temps là, Matthieu (qui nous a rejoint la veille au soir) et Jean-Christophe se lèvent tôt, et partent faire la Pointe de Tierce en prenant soin d’oublier le pain pour le pique-nique
.
Pour avoir une idée, la Pointe de Tierce (2973 m), c’est ça (le sommet à gauche de la photo au dessus de la forêt, et bien entendu, départ depuis chez nous, donc le village en bas) :

Vous l’aurez compris, ça grimpe raide jusqu’au sommet. Mais les frangins y arrivent en 2h30 au lieu des 3h30 prévues… des fous ! ![]()
En haut, voici ce qu’ils voient :

Le village et même, ils m’aperçoivent avec les enfants devant une ferme. Ça sert d’avoir les téléphones pour se dire où nous sommes.




Les photos devant la croix :



Et les mascottes au sommet :

Chipo, Hector et Jeannot

Une petite collation, et c’est le retour chez nous avant une bonne pizza au Paradis.


Voici le cadeau de Samuel pour son Papounet ! (Fait avec ses mains et des gommettes.)

Si le modèle vous intéresse, il se trouve sur le site Tête à modeler.
N’ayant pas les enfants à garder, je me suis fait inviter dans la cabine de mon conducteur de train préféré.


En attendant le départ à Corbeil.


En roulant.

Arrêté en gare

Et de nuit, en gare de Juvisy (avec les cookies).


J’adore !
Grrr, ils se sont invités chez nous et ont pris possession des habitants du Petit Nid.
Mardi, Jean-Christophe est touché le premier, n’a plus de force et navigue du lit au canapé et du canapé au lit, à tel point qu’on a beaucoup cherché un médecin acceptant de prendre des nouveaux patients… (il n’y était pas allé depuis 2010, à Brunoy, et il n’avait vraiment pas la force ni l’envie d’aller jusque là-bas). Après plus d’une heure d’appel, j’en ai enfin trouvé un à Combs et JC a rendez-vous pour le lendemain.
Mardi soir : coup de fil de Père José. Alix, une paroissienne a un souci avec son assistante maternelle qui a la grippe, elle ne trouve personne pour garder son petit SAMUEL de 11 mois. On se connait déjà un peu, j’accepte, et le mercredi matin, j’accueille donc le petit bonhomme, qui est également malade, tant qu’à faire
! Jean-Christophe est dans le même état que la veille et attend son rendez-vous chez le médecin. L’après-midi, Samuel se réveille de la sieste avec un peu de fièvre, il est chaos et demande à se recoucher à 16h30. Le soir, Nathanaël est touché lui aussi, 38,9°C.
Le verdict du médecin pour Jean-Christophe, ce n’est pas la grippe, c’est un virus + une trachéite.
Jeudi matin, ben on est coulé, on est tous HS. Père José devait venir manger chez nous le midi, mais à 11h, sa secrétaire m’appelle, il est en réunion avec d’autres prêtres et doit annuler. Bizarrement, on est presque soulagé, car on fait peine à voir, c’est devenus Le Petit Nid des Zombies. Du coup, on a 10 000 restes puisqu’on a peu d’appétit, et à 13h, le téléphone est en mode “SILENCE”, on fait tous la sieste ! A 15h30, étonnamment, je me réveille en forme, mais bon, je somnole jusqu’à 16h tout de même. Je reprends ensuite le contrôle, et essaye de soulager et soigner au mieux mes hommes.
Ce matin, Samuel se réveille pour la Halte-Jeux et au dernier moment, ne veut plus y aller, ça ne lui ressemble pas. Nathanaël n’a plus de fièvre mais a un RDV chez le médecin pour l’après-midi, JC est toujours dans un sale état.
L’après-midi, j’emmène les deux p’tits loups consulter, ils ont une rhinopharyngite. Quand nous revenons, Jean-Christophe est debout, prêt pour aller travailler, mais toujours dans un état pitoyable. Je ne sais pas comment il va tenir, il découche cette nuit à Corbeil, et ne rentrera que demain en début de soirée… et moi, je file me coucher, car je ne sais pas à quelle sauce je vais être mangée cette nuit par mes petits.